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Entrevue de l'UEL avec le Ministre de la Sécurité sociale

Monsieur Mars Di Bartolomeo, Ministre de la Sécurité sociale, a reçu en date du 5 octobre une délégation de l'Union des Entreprises Luxembourgeoises - UEL - conduite par Monsieur François Moes, Vice-Président, pour procéder à un échange de vues sur les sujets d'actualité en matière de politique de sécurité sociale et de santé. La discussion a porté en particulier sur l'établissement du budget 2005 de l'Union des Caisses de Maladie et la préparation de la réunion " Quadripartite " en matière d'assurance maladie ainsi que sur l'évolution du régime général de l'assurance pension et la prévoyance professionnelle complémentaire.

En ce qui concerne le financement du déficit que connaîtrait l'UCM à législation constante en 2005, les représentants patronaux ont fait part de leurs réflexions en la matière. Ils ont souligné plus particulièrement la nécessité de faire équilibrer les comptes sans avoir recours à des augmentations des taux de cotisation grevant les entreprises luxembourgeoises alors que la situation compétitive de l'économie nationale ne souffre aucunement un relèvement des charges sociales patronales.

Ainsi l'UEL se propose d'introduire un cocktail de mesures tendant tant à responsabiliser les prestataires et les assurés dans le but de réduire les dépenses de l'UCM à brève échéance que d'instituer une véritable maîtrise du coût de l'assurance maladie à plus long terme. Elle a également souligné le caractère d'urgence que revêt la transposition en droit positif des décisions arrêtées par le Comité de Coordination Tripartite en 2003 devant réduire le niveau de l'absentéisme de longue durée.

Au regard de l'évolution de la situation financière du régime général de l'assurance pension, les organisations patronales ont fortement déconseillé au ministre d'envisager de relever encore davantage par voie d'ajustement le niveau des prestations alors que la pérennité du régime de droit commun nécessite au contraire un allègement de ses charges. Celui-ci s'impose notamment au vu des faibles performances de l'économie nationale enregistrées au cours des dernières années et des répercussions néfastes en ayant résulté pour les recettes en terme de cotisations. Aussi les représentants ont-ils plaidé pour entamer sans délai une étude actuarielle afférente du système légal permettant à tous les acteurs concernés de procéder en connaissance de cause aux redressements qui s'imposent.

Dans ce même ordre d'idées, il a également été question du forfait d'éducation dit " Mammerent ". L'UEL a à cette occasion réitéré la position qu'elle avait déjà défendue à la table ronde des pensions en 2001, à savoir que le forfait d'éducation constitue une mesure qui ne répond pas à un besoin réel et qu'à défaut d'être aboli, ledit forfait ne doit en aucun cas constituer une charge supplémentaire pour l'assurance pension.