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Les employeurs se prononcent contre toute augmentation des charges sociales

Lors de sa dernière réunion, le Conseil d'administration de l'Union des Entreprises Luxembourgeoises - UEL - a évoqué parmi d'autres thèmes l'avancement des travaux de l'observatoire de la compétitivité, le projet de budget de l'Etat pour 2005, le déficit des caisses de maladie, l'assurance pension et le forfait d'éducation.

Le Conseil souligne dans ce contexte la nécessité d'inscrire davantage que par le passé toute démarche de politique économique et sociale dans le cadre des objectifs du processus de Lisbonne et plus particulièrement les objectifs en matière de compétitivité y fixés. Or, l'UEL constate que l'adaptation indiciaire, le relèvement du salaire social minimum ou encore l'intention du Gouvernement de procéder à un ajustement des pensions et rentes font obstacle à la réalisation de ces mêmes objectifs.

L'UEL a également procédé à une première analyse du budget de l'Etat pour 2005. Ses réflexions en la matière seront reflétées dans les avis que les chambres professionnelles patronales émettront sous peu dans le cadre de la procédure législative en la matière. D'ores et déjà l'UEL tient à relever que l'évolution des dépenses budgétaires, notamment de celles en relation avec le financement des systèmes sociaux et le fonctionnement de l'Etat, est supérieure à la capacité de croissance de l'économie luxembourgeoise.

Le Conseil de l'UEL s'est plus particulièrement penché sur le déficit de l'Union des Caisses de Maladie en vue de dégager une solution à la situation financière difficile que connaît l'assurance maladie.

Réfutant l'idée d'endosser cette croissance du coût par un relèvement des recettes du budget de l'UCM, les représentants patronaux ont par le passé toujours opté pour des réformes structurelles devant endiguer la croissance des dépenses de santé sans aucune relation avec l'évolution économique.

Le Conseil estime qu'une augmentation des cotisations serait en flagrante contradiction avec les discussions menées au sein du comité de coordination tripartite où il avait été retenu que l'état de compétitivité de l'économie nationale ne peut souffrir aucun relèvement des charges sociales patronales. Aussi l'UEL s'oppose-t-elle catégoriquement à un tel relèvement et ce d'autant plus que des mesures structurelles d'économie font défaut à due concurrence. Elle en a partant appelé au Gouvernement de reconsidérer sa position en la matière et de convoquer, le cas échéant, le comité de coordination tripartite afin de dégager des solutions qui s'imposent.

Le Conseil a encore estimé que les décisions de la table ronde des pensions devraient être soumises à révision alors que l'évolution des paramètres à la base des décisions prises en 2001 n'a pas été en ligne avec les réalités économiques vécues pendant quatre années de suite. Ceci d'autant plus que la demande du patronat d'instituer des clignotants devant signaler le franchissement de seuils critiques par l'assurance pension a été refusée au motif que les acteurs se saisiraient eux-mêmes en pareille hypothèse.

Dans ce même ordre d'idées, l'UEL réitère sa position pour ce qui est du forfait d'éducation dit " Mammerent " qu'elle avait déjà défendue à la table des pensions en 2001. Alors qu'il ne correspond à aucun besoin concret de la part des bénéficiaires, le Conseil en demande l'abolition. A défaut, le forfait ne doit en aucun cas constituer une charge supplémentaire pour l'assurance pension.